3. Les instances de la personnalité communicante ("Etats d'être") - Vers les "états unis" de la personnalité.
Nous avons pour l'instant centré nos efforts sur les aspects émotionnels de la personnalité et ses retombées sur la communication. Malheureusement, l'émotionnel n'est pas le seul acteur, il faut encore présenter deux autres intervenants sur le théâtre de notre personnalité.
Cela va nous permettre de voir comment les gens sont structurés psychologiquement puis par après comment ils communiquent et sont en relation les uns avec les autres (Nous verrons cela dans les "rôles").
Selon les circonstances où nous nous trouvons et les actes que nous accomplissons, nous ne sommes pas les mêmes. Observons-nous lorsque nous consolons un enfant, le réprimandons, conseillons un ami, un collègue, ... .
Ce schéma n'en est qu'un parmi d'autres possibles (cf. Théorie freudienne, Analyse transactionnelle, ...).
Il y a comme dans la plupart de ces schémas trois "états d'être" (instances) de la personnalité: Les émotions ou "état d'être" émotionnel, les conditionnements ou "l'état d'être" de devoir, le mental ou "l'état d'être" rationnel. Ils interagissent les uns avec les autres.
Il faut prendre le mot "être" tant comme un nom que pour un verbe et le mot "état" tant comme une manière d'être que pour un territoire".
Pour une personnalité accomplie, ces "états d'être" comme nous le verrons plus tard devraient être unis et interagir harmonieusement.
Tant que ces états ne sont pas unis et ne se sont pas compris (à prendre dans le sens comprendre mais aussi assimilé), nous aurons une personnalité avec des conflits.

1. Les émotions - "L'état d'être" émotionnel.
Il est présent dès la naissance, il contient et émet les émotions.
Je ne vais pas m'étendre sur ce dernier ses mécanismes sont décrits dans le chapitre sur les émotions.
Il est la réserve d'énergie de l'individu.
2. Le mental - "L'état d'être" rationnel.
C'est l'aspect de notre personnalité qui raisonne, fait de la logique, évalue, pose des hypothèses et qui décide.
Ce sont deux aspects liés mais différents.
Cet être est d'abord mû sans contrôle par les énergies des émotions puis il se construit par les confrontations à la réalité. Dans l'absolu, lorsqu'il est arrivé à maturité, on peut le comparer à un ordinateur autonome par rapport aux deux autres aspects.de la personnalité. En outre, il en a pris le contrôle.
Ainsi quand il est mature et fort, cet "être" joue un rôle d'équilibreur de la personnalité, de médiateur entre les différentes instances.
Avec le développement du mental, c'est la maîtrise de l'aspect conscient de notre personnalité sur son aspect inconscient qui est normalement réussi. Comme si le président de "l'état d'être" émotionnel était aussi celui des "états unis de la personnalité". A ma connaissance, ça relève surtout de l'utopie.
Il comporte 3 centres: Le centre de calcul, le centre de collecte d'informations et le centre de décision.

2.1. Le centre de collecte d'informations.
Il reprend les informations reçues en direct et celles stockées en mémoire.
Il reçoit les informations provenant des autres instances de la personnalité.
Les informations peuvent être objectives mais aussi subjectives.
2.2. Le centre de calcul.
Il anticipe les conséquences, pose des hypothèses.
C'est lui qui dit si je fais cela j'aurai cela ou je risque d'avoir tel résultat.
2.3. Le centre de décision.
Il prend les décisions et les fait appliquer par le corps.
Remarque: Ces trois centres sont interconnectés entre eux mais reçoivent aussi les données et les influences des deux autres instances de la personnalité (comme si les états se faisaient la guerre) et ils peuvent donc être influencé et amener à ...
3. Les conditionnements - "L'état d'être" de devoir.
C'est une construction de nos éducateurs (parents, enseignants, personnes ayant exercé sur nous une autorité) ... puis aussi de nous-même.
Lorsque le jeune enfant avec son mental balbutiant va à la rencontre de la réalité, il prendrait des risques inconsidérés ou poserait des actes asociaux si les aînés ne le maîtrisaient pas.
Quand nous nous heurtons à ces "gardes fous", lorsque nous apprenons ce qu'il faut faire et ne pas faire, nous ne sommes pas toujours en mesure de comprendre pour des raisons de maturité ou de capacités intellectuelles.
On nous fait donc assimiler plus ou moins brutalement certaines choses qu'il faut faire ou ne pas faire en nous disant que c'est bien ou que c'est mal.
Par exemple: Dire bonjour à la dame, ne pas mettre ses doigts dans la prise de courant, ne pas jouer avec les matières fécales, ...
A la longue, nous voila avec un centre où nous avons stocké nos valeurs, habitudes, coutumes, normes, traditions mais sans aucun recul car ce ne sont que des conditionnements.
Ce n'est que le mental mature qui peu à peu va reprendre le contrôle de ces options et en faire de vrais choix en le maintenant ou en les modifiant.