TRANSPARENCE GESTUELLE.

La transparence gestuelle est le fait de cacher aux autres nos véritables sentiments, qui peuvent se manifester et que l'on détecte de différentes manières.
L'attitude générale du corps donnera des indications valables parce qu'il n'est pas toujours conscient de la raideur de son maintien, ni de la mesure dans laquelle il est effondré ou en alerte.
Les mouvements et positions de mains permettent beaucoup mieux de déceler l'artifice. Les jambes et les pieds sont d'un intérêt tout particulier car ce sont les parties du corps dont le menteur contrôle le moins bien les mouvements.
Le meilleur moyen de tromper est de restreindre ces signaux à des expressions verbales ou faciales. La méthode la plus efficace d'y parvenir est, soit de cacher le reste de son corps, soit de l'occuper par une activité physique de tromperie.
L'entourage détecte fort bien l'imposture mais s'abstient en générale de nous le dire. Nous sommes démasqués mais non dénoncés. La raison pour laisser courir un mensonge est qu'il est difficile de l'identifier correctement. Les gestes du menteur sont trop déroutants pour que les autres s'y retrouvent.

Dans la société, il existe deux catégories de menteurs. La plus part d'entre nous appartiennent à la catégorie des "transparents" et nous avons beaucoup à apprendre de ce groupe minoritaire, les "non transparents professionnels". Les non transparents sont ceux que leur vie professionnelle oblige à jouer un rôle en permanence.
Essayez de mettre à l'épreuve le transparent moyen. Quand il est devant un public, le transparent n'est pas décontracté et son corps ne donne pas des signes de détentes. En fait, plus il essaie, moins il réussit.

Pour détecter les indices spécifiques qui trahissent le menteur, une série d'expériences faites par des chercheurs américains nous donne certaines réponses. Ils ont demandé à des infirmières stagiaires de mentir, puis de dire la vérité au sujet de certains films qui leur étaient projetés. Ces films comportaient des scènes d'opération sanglantes, comme une amputation. Des caméras cachées enregistraient tous les gestes et expressions. Il a ainsi été possible d'analyser en détail tous les gestes qui accompagnent les déclarations véridiques, les mensonges délibérés, et d'en étudier les différences.
On a pu rassembler un ensemble de différences dans les gestes du corps entre les moments de vérité et de mensonge.

Quand elles mentaient, elles diminuaient la fréquence des gestes simples de leurs mains, car notre conscience sait que les mains bougent mais ne sait pas ce quelles font.
Lorsque quelqu'un cache ses mains ou les tient immobiles, c'est qu'il y a quelque chose d'anormal.

Il est arrivé également qu'en mentant, les infirmières se touchent le visage assez fréquemment. La main couvre la bouche, et ce geste est en augmentation en cas de mensonge, comme pour se museler. Si quelqu'un exécute cette couverture partielle de la bouche, c'est qu'il y a plus de chance qu'il mente à ce moment là qu'à un autre.
Un autre geste proche s'allie de façon remarquable au mensonge. Cela s'explique par deux raisons, soit pour passer la main devant la bouche, ou soit parce qu'il y a une excitation des nerfs sensitifs de la cloison nasale.
Un autre comportement entre les moments de vérité ou de mensonge a été constaté, c'est le changement régulier de position.
Une observation attentive du menteur, lors de son récit, montre d'infimes changements de position beaucoup plus fréquents qu'en l'absence de mensonges.

Les infirmières ont utilisé, quand elles mentaient, les mêmes gestes comme par exemple le haussement des mains.

Des micro-expressions faciales peuvent également trahir la vérité. Elles ne durent qu'une demi seconde et sont si rapidement effacée que la plupart des gens ne le voient jamais, mais l'examen permet de les détecter et d'en faire l'un des meilleurs indices de mensonge.

On se pose alors la question : "Est-ce que les effets produits ne sont dus qu'au mensonge ?
En réalité, on constate que lors d'une réflexion ou d'une insulte inattendue, le touché du nez se produit. Par déduction, nous pouvons remarquer une tension initiale. L'attitude intérieure (la pensée) et celle extérieure (l'inactivité) sont désaccordées. Ce désaccord cause la tension et donc l'apparition de ce geste.
Le propre du mensonge délibéré est que ce qui se passe dans le cerveau ne se reflète pas dans l'attitude verbale. Nous disons une chose et en pensons une autre. Quand nous essayons de paraître calmes, tout en étant énervé intérieurement, nous cherchons ,en un sens, à tromper, mais nul ne peut dire que nous mentons.

La transparence est donc en réalité un conflit fondamental interne-externe, de nature aiguë, présentant un désaccord entre les pensées et les gestes à un moment de tension.

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MARQUILLY Clothilde, TRIKI Noë, 2ESC.