LES SIGNAUX CONTRADICTOIRES.
Ces gestes s’assemblent de façon désordonnée et révèle
à l’observateur que quelque chose ne va pas.
![]() |
![]() |
Explication à l’aide
d’un exemple :
Un homme sourit amicalement mais ces poings sont serrés.
Son visage dit : « je suis content »
Ses mains disent : « je suis en colère »
v Signaux contradictoires : Signaux opposés donnés en même temps
Comment réagir face à
ce message ambigu :
Dans un
premier temps, il faut distinguer le signal ambivalent du signal contradictoire.
Ils indiquent tous deux un état conflictuel.
v Signal ambivalent : Combinaison de mouvements intentionnels d’attaque et de retraite.
Ex : Un voyou insulte une femme accompagnée par son mari.
Ø le voyou est à la fois effrayé et furieux
Ø sa peur le met en défensive
Ø son agressivité le pousse à attaquer.
Echelle de crédibilité
des gestes:
Ce sont les plus crédibles mais que l’on contrôlent rarement.
Ex : Il est difficile de pâlir ou de transpirer sur commande
Cependant, dans cette catégorie, il y possibilité de tricher
Ex : Nous pouvons haleter, suffoquer, souffler à volonté.
On accordes moins d’importance aux jambes, puisque notre attention est fixée sur le visage.
Les mouvements agressifs et répétés du pied, ou l’agitation convulsive de la pointe, font mentir l’attitude amicale du haut du corps.
Ex : Des jambes entortillées contredisent la décontraction du visage.
La position dans laquelle on se trouve permet de nous indiquer l’humeur dans laquelle on est, grâce au tonus musculaire.
De plus, pour un homme surexcité il est difficile de simuler un état d’abattement, tout comme celui qui s’ennuie a beaucoup de mal à maintenir son attention.
On contrôle autant nos mains que nos pieds, nos jambes ou notre buste car ils sont dans notre champ de vision.
Par exemple : si on agite les mains en parlant, on peut les voir. Là, on dit que c’est une vision marginale (on est qu’à demi conscients de tels gestes).
Les gestes de la mains ont une valeur symbolique précise. Mais ils sont aussi suspects que les expressions du visage.
Le visage n’est pas une grande aide pour un signal contradictoire.
De même que les gestes, ces expressions se classent en 2 catégories :
Les non codées
Les codées.
Ce sont des « ensembles fixes » qui peuvent être truqués facilement. On y trouve le sourire, le rire, le froncement de sourcils, la moue.
Quand un signal contradictoire est émis, les 2 messages ne peuvent être vrais, le faux message est identifié et il est référé à une échelle.
Le geste indique un sentiment dans la mesure où :
1. il est le plus loin du visage,
2. où l’intéressé en est le moins conscient,
3.
où le geste n’est pas reconnu et codifié comme l’élément du
comportement général.
Les signaux conflictuels proviennent de la tête
Exemple : un front timidement baissé, avec des yeux qui regardent hardiment vers le haut, alors nous nous fierons aux yeux, car « baisser la tête timidement » fait partie d’un ensemble et peut donc être employé à dessein.
Cet exemple montre la façon de heurter l’observateur par les signaux contradictoires.
LAMARRE Hélène et ZULIANI Emile.