Les gestes accidentels.

Gestes mécaniques et messages secondaires.

Beaucoup de nos gestes n'ont pas pour fonction de transmettre un message à un interlocuteur (ils sont non sociaux). La plupart ont même des fonctions "de confort" (se gratter le nez, éternuer). Pourtant ces gestes transmettent de l'information à notre entourage. Lorsque nous exécutons une action, nos gestes trahissent parfois notre humeur, notre état d'âme ou de santé.

Un étudiant qui écoute un cours ennuyeux a naturellement tendance à s'appuyer sur ses coudes parce que sous l'effet de la lassitude son torse s'affaisse. Il doit même produire des efforts pour se redresser.

Un professeur susceptible décodera que son cours ennuie l'élève et le prendra comme une attaque personnelle.

On peut aussi imaginer l'élève qui volontairement envoie la même posture au professeur pour lui faire comprendre qu'il serait peut-être temps qu'il change sa manière de faire.

Toute une partie de l'action éducative consiste à apprendre à l'enfant à contrôler ses gestes accidentels. C'est en effet un facteur d'intégration dans la société.

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