A. Les paramètres
de l'émotion.![]()
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L'émotion est une énergie d'une certaine nature qui pousse à l'action ou empêche cette action (Les lecteurs de Freud ne manqueront pas de tirer un parallèle avec les pulsions).
Après avoir essayé de simplifier différents types d'émotions des plus simples aux plus complexes, j'en viens à les réduire à ce que j'appelle des émotions de base.
Toutes partent de l'ATTACHEMENT ou du DESIR.
Quand il y a attachement, on est au contact de l'objet du désir.
Quans il y a désir, on souhaite l'attachement avec l'objet.
C'est la même énergie qui est en jeu sauf que dans un cas elle cherche à se réaliser et que dans l'autre, elle est réalisée.

| Agréables | Désagréables |
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L'attachement n'est pas une émotion mais la sécurité qu'il confère bien.
C'est l'enjeu de base.
Lorsqu'on s'attache à un objet et/ou à une personne, on en retire une émotion de sécurité et ou de joie. Par contre, lorsque cet attachement est rompu ou est menacé ce sont la peur, la tristesse, la colère qui jaillissent.
- Lorsque l'attachement peut éventuellement se réaliser, il y a tout d'abord le DESIR.
- Lorsque l'attachement se réalise, il y a plaisir (JOIE) et SECURITE liés à cet attachement satisfait.
- Lorsque l'attachement ou le désir sont menacés, il y a la PEUR et ses variantes.
- Comme conséquence d'une peur, nous pouvons éprouver de l'AGRESSIVITE et une de ses variantes particulière: la COLERE.
- Lorsqu'un attachement est rompu, nous pouvons éprouver l'ABATTEMENT et ses variantes dont la TRISTESSE, le chagrin.
Une émotion peut être plus ou moins forte.
On peut éprouver une colère de légère à très forte. Si elle est très forte, le langage, la qualifie de fureur.
Lorsque la peur devient plus ou moins forte, elle peut aller de la peur à ce que le langage appelle la frayeur.
Nous voyons donc que l'intensité d'une émotion modifie la manière dont on la qualifie.
Une émotion peut durer plus ou moins longtemps. Une colère qui dure devient ainsi de la haine.
Ici aussi ce paramètre modifie la manière dont on qualifie l'émotion.
Les émotions mêmes existantes ne se manifestent pas forcément. Celui qui la vit peut la REPRIMER ou non.
Par exemple, si je ressents de la colère, je peux me laisser aller à cette colère ou au contraire tenter de la contrôler, l'empêcher de s'exprimer. C'est ce qu'on appelle réprimer une émotion.
Nous verrons plus en détails les propriétés et conséquences dynamiques de la répression dès la partie suivante.
Nous verrons aussi dans la partie sur le gestion du stress combien la répression ou l'expression d'une émotion peut avoir des effets libérateurs ou pervers.
Une émotion réprimée se voit modifée dans ses paramètres de durée et d'intensité mais elle n'en existe pas moins.
Nous verrons dans la partie sur la communication que cette émotion "transpire" dans notre comportement, spécialement non verbal.
Inutile de dire que ce paramètre de par les conséquences qu'il exerce est une notion fondamentale à comprendre et à maîtriser.
De même, la personne qui vit une émotion peut s'en rendre compte ou non. Dans l'affirmative, la personne vivra une émotion consciente dans la négative inconsciente.
Lorsqu'elle est en dessous, on dit qu'elle est inconsciente. Lorsqu'elle est au-dessus, on dit qu'elle est consciente.
Toutefois ce n'est pas parce qu'une émotion est au dessous du seuil de la conscience qu'elle n'agit pas pour autant sur notre comportement et sur les autres émotions.
Lorsque l'émotion est inconsciente, elle peut agir sur la personne qui la vit sans que cette personne puisse agir sur elle. La personne sera donc plutôt manipulée par ses émotions.
Comme l'ont déjà souligné différents courants liés à la philosophie, cela n'est pas sans conséquence sur le caractère objectif de la pensée scientifique.
Si j'ai connu une expérience désagréable avec une gaufre au sucre que ma mère me refusait, la seule odeur des gaufres au sucre peut m'attrister alors que le souvenir de cet épisode douloureux est complètement oublié.
Nous verrons combien les émotions quand elles sont inconscientes peuvent orienter notre perception du monde et notre décodage de cette réalité.