Quelle est votre tendance naturelle pour répondre ?

FRAGMENTS D'ENTRETIEN

Cas n° 10. (Fragment de dialogue entre un étudiant et le directeur des études).

Directeur: Entrez ... . Que puis-je faire pour vous ?

L'étudiant: Monsieur, je voudrais que vous m'aidiez au sujet de mon emploi du temps pour le prochain trimestre d'hiver. J'ai parlé à plusieurs personnes au sujet de ce que je dois choisir, mais elles me disent toutes des choses différentes et c'est si difficile pour moi de savoir quoi faire. Vous pensez !... je suis seulement en première année et je ne sais vraiment pas ce qui vaut mieux ... .

CAS n° 10.

1. Si je vous ai bien compris, vous estimez qu'il s'agit de quelque chose qui a besoin d'une aide extérieure, quelque chose que vous ne pouvez pas décider par vous-même.

2. Voulez-vous parler de la section dans laquelle vous voulez entrer et de ce que vous allez prendre comme matière à option ?

3. Voyons, si vous vous en rapportiez un peu plus à vous-même, quant à ce que vous pouvez faire et ce que vous voulez faire, au lieu de vous en rapporter à ce que disent les autres... peut-être vous en trouveriez-vous un peu mieux.

4. Là, je me demande si la solution à vos difficultés ne consisterait pas plutôt à développer votre confiance en vous-même qu'à opérer un choix entre les cours.

5. Certainement, nous allons y réfléchir. Il est parfois un peu dur de trouver sa place dans la structure du collège.

6. Avez-vous déjà fait le bilan des matières à apprendre et celui des heures de travail dont vous disposerez ?

 

A. La réponse jugement moral.

En réponse à B, A présente un conseil moral, il peut s'agir d'une mise en garde, d'une approbation ou d'une désapprobation.

Résultats : B se sent jugé, soit freiné, culpabilisé, révolté ou angoissé mais de toutes façons infériorisé même s'il est approuvé dans sa démarche.

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Fin. 

B. La réponse qui interprète.

Dans ce cas, A opère un tri dans ce qui lui est dit. A répond en reprenant partiellement ce qui lui a été dit. Il déforme le sens de l'ensemble du propos.

Résultats : B ne comprend pas, s'étonne car il ne reconnaît qu'en partie ou plus du tout ce qu'il a dit (« Ce n'est pas exactement ce que je viens de dire... »). B peut s'irriter, se bloquer ou se désintéresser. A finit par en dire plus long que B.

Retour au test.

Fin.   

C. La réponse qui soutien, rassure.

Elle encourage, elle soutient moralement, elle rassure et compatit. A peut faire allusion à une situation parallèle vécue par lui. A raconte alors son expérience pour montrer combien il se sent proche de B. Il dédramatise.

Résultats : B peut se laisser leurrer par une sorte de consolation et devenir passif. II peut aussi refuser d'être pris en pitié et se taire.

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Fin.

D. La réponse qui pose des questions centrées sur sa propre pensée (investigatrice).

Cette fois, elle consiste à poser des questions à B pour obtenir des compléments d'informations que A juge indispensables. A insiste sur tel ou tel détail qui lui paraît avoir été oublié par B mais qui correspond à la seule réalité de A.

Le problème, c'est qu'il ne cherche pas à comprendre ce que B veut dire mais qu'il part sur ses propres idées.

Résultats : B s'oriente par rapport à A. Si A questionne mal, B risque de laisser dans l'ombre ce qu'il avait réellement envie de dire, B peut aussi réagir de manière hostile, car il se sent mis en cause : il n'a pas été capable de faire le tour de la question ?

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Fin.

E. La réponse propose une ou des "solutions du problème"

Immédiatement, A conseille à B d'aller consulter quelqu'un d'autre ou bien A conseille une méthode qui conduirait B vers une solution.

Résultats : B se sent éconduit; B se sent obligé d'adopter une solution, une idée qu'il n'a pas choisie et qui correspond à ce que ferait A et non lui-même.

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Fin.

F. La réponse "compréhensive"

A montre à B qu'il effectue un effort pour comprendre son problème et le percevoir tel que B le vit.

A veut d'abord vérifier qu'il a bien compris ce qui a été dit.

Ici deux voies s'offrent à nous:

-          Eviter de questionner le plus possible et émettre un reflet de ce qu'on a compris.

-          Questionner quand même mais en cherchant à comprendre la signification profonde de ce que l'interlocuteur exprime.

Cette attitude relance B et l'encourage à s'exprimer davantage puisqu'il a la preuve qu'il est écouté sans préjugé.

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Fin.