Quelle est votre tendance naturelle pour répondre ?

FRAGMENTS D'ENTRETIEN

Cas n° 9. (Dialogue entre le médecin du travail et Martin, nouvel employé).

Médecin: Alors, Martin, comment ça marche avec les collègues du bureau ?

Martin: Ah ! qu'ils aillent au diable, pourtant j'ai essayé de faire de mon mieux, mais quand le patron et son adjoint se sont mis en colère contre moi parce que je m'étais trompé dans une facture difficile, ça m'a... je fais de mon mieux... je fais vraiment de mon mieux, mais quand ils vont jusqu'à me dire que ce n'est pas assez... ça me montre de plus en plus clairement que je suis "bon à rien".

CAS n° 9.

1. Voyons, Martin, tâchez de faire le point! Cette histoire est-elle si grave ? Il suffit de ne pas dramatiser !

2. Autrement dit, dès qu'on vous critique, vous avez tendance à vous montrer coupable

3. Vous aviez fait de votre mieux, mais on a trouvé une erreur, et du coup, vous vous mettez à penser que vous ne valez pas grand chose.

4. Voyons, mon vieux, si vous vous laissez démonter par quelque chose comme ça, c'est alors que vous serez sûrement un bon à rien.

5. Dites-moi, Martin, est-ce seulement à cause de cet ennui personnel que vous en êtes venu à douter de vous-même ?

6. Vous devez prendre en considération désormais tout ce que vous avez réussi et ne plus être obnubilé par vos imperfections. Faites le bilan de vos succès.

 

A. La réponse jugement moral.

En réponse à B, A présente un conseil moral, il peut s'agir d'une mise en garde, d'une approbation ou d'une désapprobation.

Résultats : B se sent jugé, soit freiné, culpabilisé, révolté ou angoissé mais de toutes façons infériorisé même s'il est approuvé dans sa démarche.

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B. La réponse qui interprète.

Dans ce cas, A opère un tri dans ce qui lui est dit. A répond en reprenant partiellement ce qui lui a été dit. Il déforme le sens de l'ensemble du propos.

Résultats : B ne comprend pas, s'étonne car il ne reconnaît qu'en partie ou plus du tout ce qu'il a dit (« Ce n'est pas exactement ce que je viens de dire... »). B peut s'irriter, se bloquer ou se désintéresser. A finit par en dire plus long que B.

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C. La réponse qui soutien, rassure.

Elle encourage, elle soutient moralement, elle rassure et compatit. A peut faire allusion à une situation parallèle vécue par lui. A raconte alors son expérience pour montrer combien il se sent proche de B. Il dédramatise.

Résultats : B peut se laisser leurrer par une sorte de consolation et devenir passif. II peut aussi refuser d'être pris en pitié et se taire.

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D. La réponse qui pose des questions centrées sur sa propre pensée (investigatrice).

Cette fois, elle consiste à poser des questions à B pour obtenir des compléments d'informations que A juge indispensables. A insiste sur tel ou tel détail qui lui paraît avoir été oublié par B mais qui correspond à la seule réalité de A.

Le problème, c'est qu'il ne cherche pas à comprendre ce que B veut dire mais qu'il part sur ses propres idées.

Résultats : B s'oriente par rapport à A. Si A questionne mal, B risque de laisser dans l'ombre ce qu'il avait réellement envie de dire, B peut aussi réagir de manière hostile, car il se sent mis en cause : il n'a pas été capable de faire le tour de la question ?

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E. La réponse propose une ou des "solutions du problème"

Immédiatement, A conseille à B d'aller consulter quelqu'un d'autre ou bien A conseille une méthode qui conduirait B vers une solution.

Résultats : B se sent éconduit; B se sent obligé d'adopter une solution, une idée qu'il n'a pas choisie et qui correspond à ce que ferait A et non lui-même.

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F. La réponse "compréhensive"

A montre à B qu'il effectue un effort pour comprendre son problème et le percevoir tel que B le vit.

A veut d'abord vérifier qu'il a bien compris ce qui a été dit.

Ici deux voies s'offrent à nous:

-          Eviter de questionner le plus possible et émettre un reflet de ce qu'on a compris.

-          Questionner quand même mais en cherchant à comprendre la signification profonde de ce que l'interlocuteur exprime.

Cette attitude relance B et l'encourage à s'exprimer davantage puisqu'il a la preuve qu'il est écouté sans préjugé.

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