Les problèmes de codage et décodage.
Lorsque nous communiquons, nous vivons souvent sur l'illusion que notre manière de voir le monde est la même que celle de la personne avec laquelle nous
parlons.
Lorsque nous décodons des paquets d'informations cela suit à peu près le schéma suivant ...
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Les informations transitent par nos centrales analogiques et
numériques pour aboutir à nos centres mentaux, émotifs et physiques.
Sur le trajet, les informations sont interprétées en fonction de nos
souvenirs, expériences, de notre personnalité, ... .
Les expériences que nous faisons se stockent sous forme de souvenirs. Les souvenirs que nous avons sont déterminants et orientent notre décodage des informations. |
| Notre carte du monde n'est pas forcément commune avec celle de notre interlocuteur. Je vais prendre l'exemple de ma fille qui adore son chat et lui montre son affection comme sur la photo, c'est-à-dire qu'elle le serre très fort et "lui fait de bisous". Chez les chats ce genre de comportement n'a rien de gestes d'affection et ma fille risque surtout de se faire griffer ou mordre. Et bien entre humains, nous ne sommes pas plus malins. Nous vivons souvent sur l'illusion que notre manière de coder les choses va être décodée avec le intentions que nous y avons mises. Pourtant des intentions aux résultats, la distance est souvent aussi grande qu'entre ma fille et son chat. Si ma fille serre le chat et l'embrasse, c'est qu'elle reproduit le mécanisme "montrer de l'affection" qu'elle a expérimenté avec sa maman. Elle va puiser ce comportement dans sa boîte à souvenirs. Chez les chats, l'affection se manifeste en se frottant l'un sur l'autre et en poussant un petit cri du style "rrrou". Les bisous, ils ne connaissent pas et l'étreinte leur fait plutôt penser à celle d'un boa constrictor. Ces informations ne sont pas répertoriées comme positives dans leur boîte à souvenirs. Pour une communication entre humains, imaginons la situation suivante: Mr Truc est en querelle de voisinage avec Mr Machin. Il lui rend visite pour parlementer. Mr Machin veut apaiser Mr Truc et lui offre un verre de whisky. Hélas, Mr Truc est représentant de la ligue anti-alcoolique. Ce qui devait être un geste d'apaisement devient un acte d'agression. Mr Truc fusille Mr Machin du regard. Mr Machin embarrassé "Ah, vous n'aimez peut-être pas le whisky, une petite liqueur de prune alors?" Tout ceci pour vous expliquer qu'en tant que professionnel, nous devons être très attentifs à ne pas plonger tête baissée dans ce type d'erreur. Nous devons être capable d'adapter notre communication à l'autre et ce n'est pas à l'autre de s'adapter à la nôtre. |
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Voyons maintenant ce que cela donne dans le schéma général de la communication.

Nos émotions sont influencées par
celles de l'interlocuteur.
Nous avons déjà étudié qu'une personne porteuse d'une émotion code cette dernière surtout involontairement et inconsciemment. Il envoie donc à son interlocuteur des signaux qui indiquent qu'il vit cette émotion (Cf. signaux des différentes émotions de base). Ces signaux "transpirent".
Il faut savoir qu'une personne qui reçoit ces signaux est à son tour influencée dans sa sphère émotive. Par exemple, lorsque je suis en interaction avec une personne qui est triste, je me sens gagné par la tristesse.
Mais le phénomène ne se limite pas à la simple contagion telle que décrite dans la dynamique des émotions (Gordon parlera de phénomène de sympathie).
Le codage et le décodage de l'information est lui aussi influencé par mes émotions. Par exemple, si je croise une personne énervée, je peux m'imaginer que cette personne m'en veut.
Et cela va encore aller au-delà quand nous allons envisager le mental.
Le mental est la partie rationnelle et archives de notre pensée, je l'assimile à un ordinateur qui possède des capacités de programmation, de calcul, de raisonnement et de mémoire.
Ce mental est lui aussi influencé par nos émotions quand il ne leur sert pas relai.
Comme le mental est l'outil principal qui sert au décodage (et aussi au codage) mes émotions en agissant sur mon mental et mon mental en agissant sur mes émotions influencent sensiblement notre décodage de la réalité.
Ainsi si je suis triste, je perçois avec beaucoup plus de facilité des choses tristes la où il n'y en a pas.
Une musique romantique deviendra nostalgique, un coucher de soleil évoquera la mort, ... .
Et bien évidemment ces souvenirs ou interprétations m'attristeront encore plus.
Voyons dans un exemple concret comment le décodage peut-être complètement saboté par le jeu des émotions et du mental et ... un facheux concours de circonstances.